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mercredi 22 avril 2020

Retour à l'école

Ou comment organiser une deuxième vague meurtrière pour des gros sous.

Bien le bonjour,

Dans le cas d'un confinement pour cause sanitaire, les écoles sont les premières à fermer. À juste titre puisque les enfants ne savent pas respecter les gestes barrière. Comment le pourrait-ils? Ils en sont au stade de l'apprentissage, veulent tout toucher, s'échangent des trucs et des bidules et un adulte seul, voire deux avec l'ATSEM, ne peut pas surveiller une quinzaine, une vingtaine ou (plus fréquent) une trentaine d'élèves par classes.

À la crèche, on se vomit ou s'éternue dessus, à la maternelle on s'échange les sucettes et les tétines, en primaire "on m'a volé ma gomme", au collège ou au lycée on se roule des pelles... Ceux qui reprendraient l'école en premier (à savoir maternelle grande section ou classes primaires) sont les plus susceptibles de se foutre éperdument de la distanciation sociale. « Pour les petites et moyennes section de maternelle, l’objectif est que toutes les classes soient rentrées en juin », nous dit notre cher ministre de l'abrutisation infantile.

La seule raison qui puisse pousser à ouvrir les écoles est un enjeu de production. Et on sait ce que ça implique: du profit pour les grands patrons.

Quand Blanquer déclare que les classes en Z.E.P. ne comportent que 15 élèves, il joue un jeu dangereux, entretenant la stigmatisation des quartiers pauvres. Il parle de rentrée progressive. Encore faut-il savoir qui y retourne en premier et pourquoi. La moitié de la classe? Et pourquoi pas l'autre moitié. On n'en saura pas plus, comme d'habitude.

Mais le pire n'y est pas encore: Il parle, il OSE parler, de "doctrine nationale claire", ce qui n'ira pas sans rappeler les chemises brunes de la triste Allemagne nazie des années trente.

On nous parle d'autonomie des territoires sans préciser que ces territoires, par avis du Conseil d'État, se voient chargées de plus en plus de responsabilités quand les outils pour les assumer leurs sont inaccessibles. "Tu fais ce que tu veux mais tu te démerdes", en gros.

Télétravail pour les profs les plus fragiles? Et que deviendront-ils à la longue, ces profs qui enseignent aux élèves à distance. Ne seront-ils pas remplacés à terme par une espèce d'intelligence artificielle? Nos gosses, épris d'écrans et de play station, seront ravis. Et leur avenir dans tout ça? "Doctrine nationale", disait-il pour rappel.

Alors voilà, je vous demande, à vous les parents, de réfléchir à tout ça. Vous risquez un licenciement? Mais que vaut une période de chômage en comparaison à l'avenir de nos gamins?

Vous avez le libre arbitre. Tachez d'en faire ce qui doit être fait.

Vala vala
@ Ciao

Commentaires

1. Le vendredi 24 avril 2020, 22:01 par Mimi

Bravo je vous remercie poir votre détermination. Jadore les humains qui savent réfléchir avec leur COEUR. Pensons à nos enfants. Je partage

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