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samedi 21 mars 2020

La production française de demain

Y a du boulot!

La chute de l'empire capitaliste approche...

Et c'est tant mieux! Bon débarras!

Si c'est positif, il va quand même falloir se serrer les coudes... Et la ceinture. Mais là, ce sera pour la bonne cause. Seulement cette fois, il ne faudra pas laisser la production aux mains de n'importe qui. Quand la chute sera venue, ce sera à nous, salariés et citoyens de France, de reprendre nos droits.
C'est de nous et de notre travail que dépend l'économie, pas des boursicoteurs qui s'en mettent plein les fouilles mais qui ne font rien de leurs dix doigts. C'est donc à nous que doit revenir le fruit de ces efforts. C'est aussi à nous de décider de ce que l'on veut produire.

Mais on ne s'emballe pas. Il va falloir changer tout un tas de choses dans nos façons de produire. Il faut relocaliser la production pour ce qui est vraiment utile et qu'on peut fabriquer avec ce qu'on trouve sur place.
Parce qu'on va se faire emmerder, ça c'est clair. L'Union Européenne va nous faire chier, la BCE va nous faire chier, le FMI va nous faire chier, enfin ils vont tous s'y mettre. Du coup, on va les avoir sur le dos, s'ils n'ont pas disparus avec la bourse. Mais l'import/export et les rêves de gloire, on le remet à plus tard.

Il faut, comme en toutes choses, être pragmatique. La France a une très bonne capacité de production alors pas de panique, on va y arriver.
On va essayer d'y aller par ordre de priorité pour voir ce qui est possible de faire. Ça va pas être le top puisque j'y connais pas grand chose mais ça permettra au moins d'en discuter.

Les carences

Ah c'est sûr que sans import, des tas de produits ne pourront plus être ni fabriqués ni distribués. Il va y avoir pas mal de gens qui vont perdre leur boulot. Ça va nous mettre un de ces bordels, panique générale à la clé.
Mais n'oublions pas tous ces métiers qui se pratiquaient il n'y a pas si longtemps que ça et qui disparaissent. N'oublions pas non plus, qu'actuellement, les entreprises usent et abusent de la possibilité de faire intervenir des salariés de l'extérieur avec un salaire bien inférieur à celui de la main d’œuvre locale.

Beaucoup devront se reconvertir à une autre activité professionnelle.

La bouffe

GROS problème. C'est la priorité de chez priorité. Un peuple qui a faim, c'est un peuple qui va tout péter. Et pour l'instant c'est plutôt la merde (si vous me passez l'expression). Y a un tas de changements à faire.

Si j'ai bien compris, il y a beaucoup de surfaces agricoles reversées aux biocarburants et pour nourrir les animaux qu'on va bouffer. En fait, pour pouvoir donner à bouffer à tout le monde, il faut récupérer un maximum de terres agricoles.
Alors là c'est simple: on diminue notre consommation de viande. Certains vont me dire qu'on n'a qu'à l'éliminer. je ne suis pas si radical. Il faut des proportions raisonnables pour tout et l'élevage industriel ne peut rien donner de bon. Chaque région de France a ses spécialités, souvent réputées dans le monde entier.
Pour les biocarburants, il va falloir aussi trouver autre chose.

Ça pourrait être l'occasion pour certains de changer de métier. Et au moins, les gamins commenceront à bouffer des légumes!

Les biens et services

Là c'est pareil. il faut revoir tout ça. Il faut se poser pour chaque produit la question de son utilité. Et si on continue, on veille à le faire autrement. Plus proprement, avec moins de ressources pour une qualité égale.
On recommence à produire des machins qui durent longtemps. Cette logique d'obsolescence programmée c'est complètement débile.

Il y a de gros efforts à faire pour le recyclage. Ah c'est pas un travail facile hein! Le genre de boulot qu'il faudra bien rémunérer pour motiver les troupes ou encore organiser un roulement pour que tout le monde s'y colle tôt ou tard.

Immobilier/ Bâtiment

Il y a aussi beaucoup de boulot pour ce qui est de l'isolation thermique, des systèmes de chauffage, d'alimentations en eau et en électricité... On peut essayer de trouver des substituts plus écologiques, moins chers et produits localement pour améliorer tous les logements et bureaux.
D'autres équipes pourraient être chargées de trouver un logement à qui en a besoin après la réquisition de toutes les surfaces habitables laissées libres par des spéculateurs immobiliers qui gonflaient la demande en diminuant l'offre.

Ici aussi, les gens peuvent se reconvertir. Il va y avoir du boulot.

Déchets

Questions déchets, c'est sûr qu'on va moins en produire. Le tout, c'est de traiter le tas de merdes qu'on a déjà. Comme je le disais plus haut, il y a des carrières à faire dans le recyclage d'ordures. On va même pouvoir recycler nos ordures politiques préférées à ce boulot. Avec 800€ par mois et un logement tout pourri ils auront de la chance.

En tout cas, il va falloir qu'on fasse gaffe. Fini de gâcher la bouffe, de mettre de l'emballage partout, de se comporter comme des porcs... On sera déjà bien content de pouvoir remplir son assiette.

L'énergie

Là, on est complètement dépendants de l'importation. C'est une catastrophe. Sans énergie, on va en chier. Tout est à faire.
Des idées, il y en a. je pense au Thorium pour remplacer l'uranium, même si mes connaissances là aussi laissent à désirer. D'après le peu que j'en sais, les centrales nucléaires actuelles ne sont pas adaptées. Dans l'hypothèse où on arrive à utiliser le Thorium, il faut encore construire les centrales qui vont bien. Ça donne du boulot aux gens mais ça va prendre du temps. Et quand on y sera, il faudra démanteler les anciennes. Et gérer les déchets. Ah... Encore.

Des éoliennes partout? Pas assez efficace pour tout le pays et trop de matière première qui ne sera peut-être pas suffisante et qui ne sera pas mobilisée pour autre chose. Pareil pour les panneaux solaires.
L'idée que chaque bâtiment ait son propre générateur écolo a du charme mais là encore, on va peut-être manquer de matière première.

Bref, on n'est pas sorti de l'auberge. Il va falloir pédaler.

Et Cætera

Tout ça n'est pas très réjouissant. Sans compter le nombre de choses qui m'échappent certainement. Mais je n'ai pas édité ce billet pour décourager tout le monde. Au contraire, c'est pour montrer que tout le monde va pouvoir trouver du boulot. Parce qu'il y aura du boulot pour tout le monde.
Comme je le disais au début, tout dépend de nous. Allons-nous être capables de faire valoir nos droits sur la maîtrise de la production de biens et services ou allons-nous encore nous laisser entraîner dans un autre mode de domination?

Où va t'on trouver l'argent? On va le créer. Il nous faut une monnaie nationale, sous contrôle démocratique. La souveraineté monétaire est capitale pour le succès de cette évolution. Sortons de la logique de la monnaie-dette. Il faut qu'il y ait assez d'argent pour tout le monde et pour chaque entreprise. Que chaque personne et chaque entreprise puisse échanger sans avoir une épée de Damoclès suspendue jusqu'à la mort.
Il y a déjà quelques initiatives qui ont l'air de porter leurs fruits. Je pense à la G1 (prononcer "june"), une monnaie libre virtuelle. Cette monnaie dépend du nombre de gens qui y adhèrent. Ces adhérents perçoivent tous les jours un montant en G1 correspondant à un certain dividende. Mais vous en saurez plus sur le site monnaie-libre.

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