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mercredi 22 avril 2020

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mardi 21 avril 2020

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lundi 20 avril 2020

De la légitimité

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mardi 24 mars 2020

Représentation évolutive

Ou Pourquoi le peuple ne peut pas tout gérer.

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vendredi 20 mars 2020

Le tirage au sort en politique

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jeudi 19 mars 2020

Les élections - illusion de démocratie

Voilà en gros un billet où j'explique mon point de vue sur l'élection telle qu'elle est pratiquées aujourd'hui. Je voudrais surtout préciser les points importants qui montrent que le scrutin uninominal à deux tours n'est absolument pas démocratique.

Élections présidentielles dans la constitution

Article 7, alinéa 1

Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n'est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour. Seuls peuvent s'y présenter les deux candidats qui, le cas échéant après retrait de candidats plus favorisés, se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour.

Pour décoder vite fait, il y a un premier tour. Si un des candidats a directement la moitié des voix plus une, il est élu directement. C'est rare. Dans le cas contraire, on procède à un deuxième tour et "que le meilleur gagne".

Victoire par les urnes

Au premier tour et à défaut d'une majorité absolue, les élections se jouent le plus souvent à la majorité relative, c'est à dire à celui ou celle qui a récolté le plus de voix. Si par exemple, sur 5 candidats, les scores étaient de 18%, 20%, 32%, 22% et 8% (au pif et sans abstention), le candidat majoritaire (32%) et celui qui vient juste après (22%) arrivent au second tour, laissant tous les autres dans le caniveau. On est encore loin de l'idée qu'on se fait de la représentativité de la population.
Et donc au second tour, ça va se passer entre ces deux là. Et là encore, même si on a, je sais pas moi, 55% d'abstention il en reste 45 à compter pour les deux "finalistes". Si l'un fait 24 et l'autre 21, c'est le 24% qui a gagné!
Vous allez trouver ça normal? On a toujours fait comme ça après tout. Il n’empêche qu'on a seulement 24% des votants, donc des gens qui se sont déplacés pour élire (aucun compte n'est fait des électeurs inscrits qui ne se déplacent pas) qui ont permis à se candidat d'être élu, donc 76% des votants qui n'en veulent pas! Si l'on pouvait quantifier le nombre des électeurs ne s'étant pas déplacés par contestation de ce mode de scrutin (j'en fais partie), on exploserait ce score.

Ce qui me permet de conclure que le vainqueur des urnes n'est pas représentatif de la population qu'il est sensé représenter.

Les partis politiques

Je suis d'accord pour dire que les partis politiques peuvent avoir une certaine utilité. Ils servent à rassembler des gens qui ont à peu près les mêmes idées. C'est donc un bon moyen pour avoir un aperçu des différentes tendances politiques de la population.
Là où il y a un problème, c'est sur l'aspect financier. Le financement des partis se fait en premier lieu par l'adhésion de partisans. Ils cotisent une certaine somme annuelle pour permettre au parti d'exister et de pouvoir faire campagne. Plus on a de partisans, plus on a de pognon. En second lieu, les partis peuvent bénéficier de dons. Et là, en fonction du penchant politique, les partis en bénéficient plus ou moins. Et ne seront aidés que les partis dont l'objectif va dans le même sens que ses généreux donateurs.
La campagne électorale joue un rôle crucial dans les résultats d'une élection. C'est par cette campagne que l'on apprend l'existence d'un candidat et le contenu de son programme. Elle augmente la visibilité du candidat en fonction des moyens financiers du parti.

Propagande

Donc je disais que plus un parti a de moyens pour sa campagne, plus il a de chances d'être élu. Si on se penche sur le généreux mécènes qui offrent leur argent, on se rend compte que ce sont des gens riches, très riches même, qui sont propriétaires des médias. Journaux, télé, radio, sites web... 90% de la presse française appartient à 9 milliardaires.
Dans ces médias, l'égalité de temps de parole n'est pas respecté. Des simulacres de confrontation entre candidats, favoris de leurs donateurs, sont organisés pendant que les autres candidats sont invisibles. Les gens ne peuvent pas se faire une opinion précise sur tous les courants de pensée politique.

Les électeurs

On constate aujourd'hui un phénomène... flippant! Ce qu'on pourrait appeler l'idiocratie.
L'influence des médias sur les gens est énorme. La télé, surtout. Ces inventions qui auraient pu être vecteurs de connaissances telles que la télévision, la radio, les journaux sont devenus des instruments d'abrutissement, augmentées de publicités incessantes, des injonctions à consommer. On y trouve un flot d'informations inutiles voire fausses et la qualité des programmes est consternante. La population suit ce rythme et se laisse entraîner dans la médiocrité.
Les gens ne savent plus raisonner. Les films et séries télé, talk-show, émissions de télé-réalité ou chansons populaires les ont habitués à réagir avec leurs émotions et ont anéanti chez eux toute forme d'esprit critique. Ce que j'essaie de dire c'est que les gens ne sont pas directement responsables de leur médiocrité. Ils sont conditionnés.
Lors d'une campagne électorale, les médias en profitent pour favoriser certains candidats et les rendent populaires par des manipulations diverses comme des reportages bidons, des discours mensongers, des présentations élogieuses sur le physique, la carrière... Oh regardez comme ce candidat est jeune et beau! et les gens se laissent convaincre. Sinon, on leur montre un épouvantail comme le F.N. en disant choisissez moi ou vous êtes des nazis. Et les gens n'élisent plus le candidat voulu, ils élisent contre le candidat qu'il ne veulent pas.
Ça produit des régimes macroniens, quoiqu'on ait pas attendu Macron pour ça.

Objectif atteint

Une fois le candidat élu, il a une dette envers ceux qui l'ont aidé à gagner. Non pas les adhérents au parti mais les généreux donateurs qui lui ont permis de faire une belle campagne électorale par matraquage médiatique. Il est tenu de leur renvoyer l'ascenseur, au détriment de la population qui ne peut absolument rien faire pour s'y opposer. À part organiser des manifestations et s'y faire charcuter par les forces de l'ordre au service de sa majesté.

Conclusion

Les élections telles qu'elles sont conçues aujourd'hui ne sont absolument pas démocratiques. On ne connaît pas les candidats qui se présentent, ils sont plus ou moins avantagé dans les médias, servent des intérêts particuliers...
La minuscule fenêtre de citoyenneté qu'on a tous les 5 ans ne permet que de passer de droite à gauche puis un peu au centre pour finalement constater que les politiques menées sont toutes les mêmes et pour des intérêts particuliers. Et c'est encore et toujours le peuple qui trinque et qui doit se serrer la ceinture à cause des conneries de quelques boursicoteurs.
D'après la constitution de la V° république, le président a les pleins pouvoirs. Il décide de tout, peut faire fi de l'opposition, nomme ses copains aux postes importants... Il est tout puissant.

N'est-il pas temps de penser à une autre forme de gouvernance?

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